FESTIVAL LAFI-BALA 2009 (du 25 au 28 juin) Massage conté

30 juin 2009

Je suis de la caste des forgerons (personnage mythique de la société traditionnelle africaine, maitrisant le feu et le fer, domptant les trois éléments de la vie que sont l’air, l’eau et le vent, il est le lien entre le ciel et la terre, le lien entre l’au-delà, l’esprit des anciens et la société…)

Comme tous les enfants BAMBA, j’ai passé une bonne partie de mon enfance et de ma vie dans la forge familiale à transformer le fer, à observer mon père, mes oncles et tantes dispenser des soins à qui en avait besoin.

J’ai été initié au massage par mon père qui guérissait les entorses, luxations et divers accidents articulaires, c’est lui aussi qui m’a initié au conte qu’il nous racontait chaque soir une fois que nous avions été sages, connaissant parfaitement leçons et prières… Ayant perdu mon père très jeune, ces deux pratiques sont une sorte de communion avec lui,  comme si mon initiation continuait…

Il y a  eu plusieurs expériences dans la pratique du massage et du conte, le plus souvent un conteur raconte et une autre personne  masse à coté…

Depuis quelque temps j’essaye de combiner ces deux pratiques  » massage et conte  » ou « conte et massage » c’est à celui qui reçoit qui décide, vous aviez été nombreux à essayer ce nouveau concept, n’hésitez pas à me donner vos impressions et vos sentiments cela me permettra d’améliorer ce que je propose. Alors à vos claviers…

Merci d’avance !

le massage conté

27 juin 2008

Le 7 juin 2008 à Chambery pendant le Marché des Continents, un nouveau concept a été lancé : le massage conté.

De conteur BAMBA, pour des séances de 15 à 20 minutes, je suis devenu « le docteur BAMBA ». Issu d’une famille de Forgeron, j’ai été initié à l’art du massage par mon pére qui, dans le quartier, soignait et guérissait les entorses, les luxations, les enflures diverses, etc.

Ayant déjà pratiqué le massage au Burkina Faso, pour soulager des amis, des parents, j’ai eu envie de partager cette pratique avec un public plus large, mais en racontant l’histoire de mon initiation et des produits que j’utilise.

Vous avez été 32 personnes à vivre cette expérience que je suis appelé à renouveler. Dans le but de l’améliorer, j’aimerai avoir un retour de ceux qui ont participé et même de toutes personnes ayant des idées sur ce genre de pratiques.

Festival du Lycée français du Caire

26 avril 2008

En avril 2008, pendant une semaine, j’ai participé au Festival du Conte du lycée français du Caire, en Egypte. J’en ai rapporté quelques photos et beaucoup de souvenirs.

FMB au Caire, Egypte
Album : FMB au Caire, Egypte

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La caca n’a pas la consistance de l’épine mais quand tu le piétines, tu boites !

26 avril 2008

FMB au Québec
De l’ethnie SENOUFO, François Moïse BAMBA est né à Bobo-Dioulasso. Il fait parti de la caste des forgerons. En Afrique, les forgerons sont les maîtres du feu et du fer.
Tous les soirs, son père racontait des contes, mais à la condition que tous ses enfants, sans exception, lui aient d’abord récité, sans erreur, leçons et prières.
Les enfants BAMBA étaient tellement motivés que durant toute la journée les grands s’occupaient des plus jeunes pour s’assurer qu’ils avaient tout bien appris et que tous s’étaient bien comportés. Très vite, s’est constitué un petit groupe d’enfants où chacun racontait régulièrement.
C’est ainsi que le jeune François acquit l’aisance de la parole et un important répertoire d’histoires et de contes. Il racontait si bien que, les enfants qui n’avaient pas les moyens de se payer le cinéma, se cotisaient pour lui payer la séance pour que, à la sortie de la séance, il leur raconte le film. Ce qui était une lourde responsabilité.
Les années de collège l’ont orienté plutôt vers le théâtre et le foot ; il a d’ailleurs eu du mal à choisir entre le ballon et la parole et il a longtemps hésité !
Le hasard met sur sa route Ali DIALLO, metteur en scène, qui cherche un comédien de remplacement pour son prochain spectacle. Au pied levé, François joue le rôle d’un garde bègue. Rôle qui lui a permis de remporter, en 1998, un premier prix d’interprétation masculine.
C’est l’époque où il renoue avec le conte. Il suit diverses formations avec Hassane KOUYATE, Habib BEMBELE, Jihad DARWICHE et Françoise DIEP.
Avec cette dernière, ils ont collecté et réécrit de nombreux contes du Burkina. Cela a débouché sur la publication de magnifiques CD, DVD et albums de contes aux éditions « Lirabelle ».
Lorsqu’il se trouve dans son pays, il raconte très souvent au théâtre du « Roseau », à la fondation « Olorun », ou au Centre Culturel Français. Il déborde de projets divers autour du conte. Avec d’autres conteurs africains, il a créé l’association « A l’école des ancêtres », pour aider les jeunes qui débutent.
Depuis quelques années, avec l’aide d’associations humanitaires françaises, il mène à bien un projet autour de la lecture publique dont le but est la mise en place de bibliothèques ambulantes dans les villages des provinces du Houet et du Kadiogo.
Chaque année, en décembre, il s’occupe aussi de Yéleen, le Festival du Conte et des Arts de Récit de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso dont il est le directeur
Depuis 2004, il raconte régulièrement en France, en Belgique, en Suisse et même au Québec.
Ses spectacles et ses ateliers peuvent être pour tout public ou pour des publics spécifiques (selon les âges, les organismes d’accueil : écoles, collèges, lycées, centres sociaux, institutions diverses…)